Early days of an actor to be
Né le 20 décembre 1998, peu avant le soltice d'hiver, Lael n'a jamais su les raisons qui l'avaient amené à être si seul, si tôt, si longtemps. La Thaïlande est sa terre natale mais n'a rien à voir avec son identité, celle qu'il s'est forgé bien plus tard et pour cause : il n'a que très peu de souvenirs de ce pays tant aimé des photographes et quinquagénaires blancs, avides de tourisme sexuel et d'adultère. Les rares flash qu'il a de ces terres humides et vertes se résument à son départ, accompagné de sa mère adoptive : un souvenir flou, ponctué de bruits de moteurs, de voix parlant sa langue natale, de moteurs d'avions et de l'odeur étouffante de pollution, et chaude de la pluie qui s'abattait sans cesser depuis plusieurs semaines.
Lael a quitté le pays pendant la saison des pluies, et c'est là son dernier souvenir de la Thaïlande : il ne connait pas sa famille biologique et n'en a que faire. Aujourd'hui, il parle couramment la langue, plus par force que par volonté, poussé par ses parents à "garder un lien avec son identité". C'est presque honteux qu'il balbutiait quelques mots à la demande de ses professeurs, dans une syntaxe et un accent pourtant exemplaire.
Honteux ; la honte d'avoir trahi sa patrie en la quittant, la honte de trahir sa famille en renouant avec elle.











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C'est à ses huit ans que Lael changea d'identité, quittant son prénom et son nom pour prendre le patronyme de de Nissirios, précédé d'un prénom hébreu, Lael, appartenant à Dieu. Il n'avait rien demandé et le voilà, après bien trop d'heures d'avion, à poser les pieds sur le continent américain avant d'être accueilli par ses deux frères et sa soeur, accompagnés par leur père, à la sortie du hall des arrivées. Ce moment restera gravé à jamais dans la mémoire du jeune garçon qu'était Lael : les banderoles welcome home, les sourires joyeux et émus de sa famille, la tendresse de l'étreinte de son père, la queue maladroite de leur chien qui remuait et la douceur de sa mère lorsqu'elle lui avait embrassé le front en s'agenouillant près de lui. Lael avait quitté l'anonymat et la pauvreté pour trouver la chaleur d'un foyer aimant et attentionné qui a fait de lui l'homme qu'il est aujourd'hui.
La maison de la famille de Nissirios, celle où Lael a grandi, était loin d'être le cliché des pavillons de banlieue: elle était immense, possédait pas moins de huit chambres et neuf salles de bain, un bureau, une cuisine de la taille d'un studio, une salle de jeu pour les enfants, une salle à manger, un salon, le tout dans des tons chaleureux et naturels, qui donnaient le qualificatif "foyer" à cette maison immense. A quelques mètres seulement de la côte, la demeure, plus proche du ranch que d'autre chose, avait permis à Lael de s'intéresser dès sa première année au pays à des sports comme l'équitation et le surf. C'est grâce à cela qu'il se sent aujourd'hui si concerné par l'état de la faune et des océans, en déclin dramatique. En plus de ces sports, il s'est passionné à partir de ses dix ans pour le théâtre, participant avec sa grande soeur à des représentations chaque années pour Noël, sous les applaudissements de leurs parents.
C'est ainsi qu'a grandi Lael, dans une maison pleine de vie, entre deux vagues où il pouvait caser un cours de théâtre, ses leçons à l'école et ses heures passées à dos de sa jument attitrée. Il était heureux et ce bonheur dura jusqu'à son adolescence, accompagné partout par son frère, lui aussi adopté par la famille, dont il était devenu inséparable.
Loin d'être un enfant à problèmes, il ne comprenait pas trop pourquoi on l'embêtait à l'école, pourquoi on se moquait de ses yeux bridés, pourquoi on le bousculait dans les couloirs. Il avait quatorze ans la première fois qu'on le frappa pour son ethnie, lui crachant qu'il n'avait rien à faire ici et qu'il devait rentrer chez lui. L'incident ne fut pas isolé puisque peu après, il se découvrait une attirance pour les hommes et la rumeur, infondée dans un premier temps, avait vite fait le tour du collège. Les brimades devinrent du harcèlement et Lael, qui ne demandait qu'à assouvir sa soif de connaissance, céda sous le joug de ses bourreaux : un matin, il ne se présenta pas en cours.
La nouvelle tomba trois jours plus tard, Lael ne reviendrait pas. Son absence, loin d'être due à une peur de faire face aux harceleurs, venait d'une tentative de suicide du jeune garçon qui avait préparé tout ça minutieusement, de longues semaines en avance. Ce fut son frère, qui le trouva, inconscient et presque sans pouls, allongé dans le lit de leur chambre partagée.
Le rétablissement du garçon fut long, douloureux, la dépression l'engouffra sans lui laisser une chance de protester, les psychologues s'enchaînèrent, sans parvenir à lui faire décrocher un mot, jamais. Il ne parlait qu'à son frère, parfois entre des sanglots qui l'imploraient de l'aider à mourir, souvent dans une voix brisée. Lael fut scolarisé à la maison, il manqua ses cours de théâtre, abandonna le surf, délaissa sa jument qu'il ne voyait plus que pour s'occuper d'elle, pendant de longs mois.
Le processus de rétablissement dura trois ans et ce ne fut qu'à l'aube de ses dix-sept ans où enfin, de lui-même, et seul, il osa sortir pour regagner sa classe de théâtre. Ce fut là le chemin de la guérison et peu à peu, accompagné par ses proches, il parvint à se relever. Ses rendez-vous chez sa psychiatre attitrée furent plus ouverts, moins fréquents : il parlait à nouveau aux inconnus, il regagnait les vagues et reprenait les balades à cheval le samedi après-midi.
Malgré son absence sur les bancs de l'école, Lael ne prit aucun retard sur son éducation et après avoir passé son examen de fin de cycle dans un nouveau lycée où il avait été scolarisé pendant seulement un an, et où il n'avait sympathisé avec personne, il entra dans une université, située 60 Lincoln Center Plaza, à New Yor. Il quitta sa douce Californie pour la contrée plus froides de l'est et pour Juilliard, où il entreprit un cursus d'arts dramatiques.
waging war for what
[en construction]


i found a home away from home
Fraîchement diplômé d'une licence d'arts dramatiques de Juilliard, Lael poursuivit ses études en Master mais quitta les Etats Unis pour des études à l'étranger grâce à une entente entre l'Académie et Juilliard, dont il décida de profiter. Arrivé à Strange Qurik, il ne tarda pas à trouver un appartement avec son frère afin de reprendre une vie des plus normales, si tant est que ce fut possible pour le jeune homme.
Au delà de ses intérêts pour le théâtre, le surf, la protection de la nature et l'équitation, Lael découvrit, entre autre, le milieu du sexe grâce à des recherches un peu trop précises sur internet. D'une simple curiosité, il fit de camboy son travail après les cours et alimente un compte suivi par plus de 10 000 fans qui lui assurent un revenu régulier et conséquent. Entre son Instagram où il essaie d'être actif régulièrement et ses lives réservés aux abonnés, il a trouvé un certain équilibre qui lui convient pour le moment.
what's left to ruin?
Il s'agit d'un.e des personnes qui a harcelé Lael durant le collège. C'est une relation très dure et très violente pour lui puisqu'elle concerne ce qui l'a poussé au suicide* et ce qui l'a rendu comme il est aujourd'hui.
Cette personne revient dans sa vie après des années passées à se reconstuire et elle a pour but de ne pas laisser indemne le jeune homme.
→ ♀ / ♂ - Humain/autre : il/elle doit avoir son âge, ou quelques années de plus, vient de Californie et a été scolarisé.e avec Lael.
oh brother, I would hear your calll
Si vous demandez à Lael, c'est l'homme de sa vie, son âme soeur, la personne qui compte plus que n'importe qui. Il aime son frère plus que tout.
Ils se sont rencontrés le jour de l'adoption dudit frère, et ne se sont pas quittés depuis, malgré des caractères diamétralement opposés. Lael n'imagineait pas sa vie sans lui et comptait bien rester à ses côtés jusqu'à ce que le plus vieux ne le supporte plus mais le sort en a décidé autrement et la séparation fut ce qui provoqua la trahison du jeune homme envers son espèce et son déclin, tant physique que mental. Aujourd'hui, il le cherche, incapable de vivre sans lui.
→ ♂ - créature surnaturelle : il a son âge ou un an de plus et a été adopté par la famille De Nissirios. Il a disparu pendant le lycée suite à des menaces de mort.
Son père est un humain et sa mère est une dryade.
Sa mère est styliste, elle est née aux Etats Unis et y a grandi. Elle a rencontré le père de Lael lors d'un semestre d'échange en France.
Son père est metteur en scène, il est né et a grandi en France.
Il a un frère, qui a été adopté lui aussi.
Il est camboy depuis dix mois et a des kinks bien trop longs à lister.
Il fait de l'équitation, du théâtre et du surf.
Il parle six langues.
Il milite régulièrement pour l'écologie et la préservation des océans.
Son QI est de 150.
Il est gaucher.
Il est végétarien.
Il a une forte tendance à la dépression et est suivi à Séoul. Il est aussi anxieux et prône aux crises de panique. Il a aussi fait une tentative de suicide*
* Si ces thèmes sont sensibles pour vous, n'hésitez pas à me le dire : je ne les aborderai pas en jeu.












